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Diversion et Bruit de fond

 

DIVERSION et BRUIT DE FOND

Remarques sur "Les dix stratégies de manipulation de masse – Noam Chomsky

1/ La stratégie de la distraction

Élément primordial du contrôle social, la stratégie de la diversion consiste à détourner l’attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes. La stratégie de la diversion est également indispensable pour empêcher le public de s’intéresser aux connaissances essentielles, dans les domaines de la science, de l’économie, de la psychologie, de la neurobiologie, et de la cybernétique. « Garder l’attention du public distraite, loin des véritables problèmes sociaux, captivée par des sujets sans importance réelle. Garder le public occupé, occupé, occupé, sans aucun temps pour penser ; de retour à la ferme avec les autres animaux. » Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles » Noam Chomsky

Commentaire :

LA DISTRACTION est le premier élément décrit comme une diversion par les militaires ou plus largement "creation d’illusions" par Sun Tzu. C’est le principe du prestidigitateur : "Je met une main en lumière pour qu’elle focalise l’attention et masque l’action de la seconde. L’intérêt majeur de la diversion dans le cadre d’une stratégie réfléchie est de permettre l’effet de surprise. Cependant lorsque l’opération de diversion n’est pas utilisée à cette fin, elle ne reste qu’une manoeuvre tactique réactive désespérée qui ne fait qu’affirmer le manque d’anticipation et de préparation. Dans ce sens, la diversion n’est plus une manoeuvre active mais une mauvaise manipulation réactive. Le manque de contrôle a priori mettant gravement en danger la position ainsi établie. Par son utilisation isolée et réactive, la diversion amplifie le risque premier et génère une nouvelle potentialité de situation chaotique difficilement maitrisable.

Alors que le principe de la diversion réside dans un détournement de l’attention, le principe complémentaire du BRUIT DE FOND est lui une dissimulation.Selon le principe qu’il est toujours plus facile d’être anonyme dans une foule, le bruit de fond met en place une trame destinée à limiter les effets de résonance d’une potentielle situation chaotique à venir. Mais au delà de l’évident effet masquant, le bruit de fond permet un lissage de l’information. La hiérarchisation des informations devient en effet difficile dans un environnement très encombré. C’est pourquoi le résultat immédiat du bruit de fond est un lissage hiérarchique rendant presque impossible l’évaluation du poids comparé de chaque information. En réalisant le lissage, le communicant dégrade naturellement la valeur des informations à haut niveau de dangerosité et limite de facto le risque potentiel. Le bruit de fond allié à la diversion permet ; dans le cadre d’une stratégie établie ; un détournement global et la prise de contrôle active sur les situations chaotiques.

 

 
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