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Le Mouvement et la Vitesse

 

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Le Mouvement et la Vitesse
Fonctionnement du Cercle Vertueux

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LE PRINCIPE

Le Mouvement Optimum est, dans toute action, le mouvement permettant d’obtenir la meilleure efficacité. Nous adopterons l’expression plus commune de Cercle Vertueux.
Le Mouvement et la Vitesse est le principe générateur fonctionnel du Mouvement Optimum.
La devise populaire « Qui n’avance pas, recule ! » illustre parfaitement que toute progression doit être le résultat d’une mise en mouvement volontaire.

Tout mouvement peut prendre deux formes opposées.
Le cercle vicieux, d’une part, processus conduisant inévitablement à l’échec. Il constitue le pire pour la réalisation d’un objectif, il est le Mouvement Pessimum (en opposition avec le Mouvement Maximum).
Le cercle vertueux, d’autre part, qui possède aussi une forte capacité d’auto-entretien et qui est le seul pouvant être souhaite dans l’objectif d’un mouvement de pleine efficacité. Le Cercle vertueux est le plus favorable, le meilleur possible, et est un mouvement optimum.

C’est n’est que grâce à la mise en place d’un cercle vertueux que peut être envisagé le mouvement optimum, en application du principe du « Mouvement et de la Vitesse ».
Nous analyserons donc, la logique du cercle vertueux caractérisé par une augmentation constante de la tension, dans une progression par paliers successifs, dont chaque rupture, sera marquée par une accélération.
Nous verrons aussi, que ce cercle vertueux n’est certainement pas un cercle, et ne peut être pérenne sans l’établissement d’une ligne stratégique claire.

UN CERCLE VERTUEUX A TROIS COMPOSANTES ET A QUATRE TEMPS

L’enclenchement du cercle vertueux est indissociable de la mise en place préalable d’un objectif stratégique du type « Où aller ? » ou « Pour obtenir quoi ? ». La réponse à ces questions simples fournit l’objectif stratégique à atteindre.
Une fois l’objectif stratégique établi, il devient possible de poser les bases de la mise en mouvement.
Cette mise en mouvement est le premier élément actif d’un passage à l’action volontaire tendant à la réalisation d’un objectif déterminé.

Un Mouvement et son rôle communiquant

Le Mouvement doit être régulier afin de constituer socle du déroulé stratégique.
Ce Mouvement est avant tout communiquant. Il peut s’agir, par exemple, de celui du combattant qui grâce à sa gestuelle imprime un rythme au combat dans les arts martiaux et influe sur la psychologie de l’adversaire ou de celui de l’homme politique qui par sa communication donne un rythme à son mandat et tente de donner une image positive.
C’est aussi la mise en mouvement qui permet à une société commerciale de maintenir un lien avec ses clients et prospects par une présence publicitaire (ou une relation-client) légère, mais permanente.
Le Mouvement est avant tout une action communicante car il est orienté vers l’extérieur, vers l’autre, que cet autre soit un adversaire, un électeur, ou un client. Il est l’expression d’une démarche de communication volontaire tournée vers un objectif déterminé. Ce mouvement doit servir de trame aux actions futures et permettre « d’exister dans le paysage » en installant une image, ou en racontant une histoire capable de rester stable dans le temps.

Les exemples cités, extrêmement simples, mettent en valeur les principales caractéristiques du mouvement dans le cadre d’un cercle vertueux. Le Mouvement est une action de communication (de nature psychologique), il doit être permanent, et régulier afin de créer un socle stable.

Des accélérations brusques et la mise en place du rythme

Une fois le socle établi, installant une certaine tension volontaire, il est possible de générer des événements ponctuels de forte intensité appelés « accélérations ».
L’accélération se nourrit de la tension existante, mise en place par le mouvement. En totale cohérence avec le mouvement, l’accélération a pour principal objectif une augmentation de l’intensité. Pour assurer une efficacité maximum, l’accélération doit être inattendue, car son rôle est de modifier le rythme existant, et de marquer les esprits. C’est l’effet de surprise cher à tous les stratèges depuis SUN TZU (1).
Toute inattendue qu’elle puisse être, l’accélération ne possède aucune justification sans une grande pertinence. L’accélération peut sembler, de prime abord, en contradiction avec la quiétude délibérément installée par le mouvement de fond. Mais l’accélération tire sa pertinence réelle de sa cohérence avec la ligne stratégique.
L’accélération ne peut obtenir la résonance nécessaire qu’en étant menée avec une très grande rapidité, et parfois une très forte puissance. SUN TZU résume parfaitement cette logique dans son affirmation « s’il faut éblouir l’ennemi, soyez comme un éclair » car l’effet de surprise se nourrit naturellement de la vitesse d’exécution.

Les accélérations doivent présenter plusieurs caractéristiques essentielles. Elles doivent être inattendues afin d’exploiter au maximum l’effet de surprise, rapides pour ne pas donner à la cible le temps de réfléchir, et intense dans l’objectif clair de permettre une augmentation de la tension résiduelle..

Une exploitation des accélérations et un retour au mouvement

Nous sommes très attachés à la notion de rythme qui est l’obsession du sabreur japonais Miyamoto Musashi (2). Le mouvement et vitesse sont les composantes d’un même outil. Ils sont indissociables et constituent les éléments essentiels d’un processus de cercle vertueux.
Cet outil peut donc être assimilé au « Rythme » de Miyamoto Musashi. Pour lui le principe maître de sa « Voie de la tactique » est la maîtrise du temps ou synchronisation. Une parfaite maîtrise de ses propres capacités permet d’adapter la tactique aux circonstances et de savoir quand et comment agir.
« Toute chose vit une synchronisation montante et descendante. Connais d’abord les synchronisations que tu peux appliquer et celles que tu ne peux pas, et des grandes choses et des petites, des synchronisations rapides et lentes, trouve la synchronisation pertinente : ce point est le plus important de la Voie de la stratégie. Il est prioritaire de connaître la synchronisation du contexte, ou ta tactique deviendra incertaine. » Miyamoto Musashi. Gorin No Sho

Une application plus moderne dans sa formulation est la tactique de communication dite « StoryTelling ». Dans le cas du StoryTelling, le rythme est directement imposé et non extrait d’un contexte existant.
« Vous croyez que les solutions émergent de votre judicieuse analyse de la réalité observable [...] Ce n’est plus de cette manière que le monde marche réellement [...] lorsque nous agissons, nous créons notre propre réalité. Et, pendant que vous étudiez cette réalité, judicieusement comme vous le souhaitez, nous agissons à nouveau et nous créons d’autres réalités nouvelles, que vous pouvez étudier également, et c’est ainsi que les choses se passent.  » Karl Rove
Le meilleur moyen d’être dans le rythme n’est-il pas de créer son propre rythme ?

L’exploitation immédiate de l’accélération permet la mise en place du rythme et l’accélération ayant permis au mouvement de gagner en intensité, la tension augmente naturellement.
Une fois l’accélération terminée, la tension descend en tendant vers son niveau initial (d’avant l’accélération) et c’est l’exploitation subtile de cette accélération qui va permettre au mouvement de faire croître le niveau de tension refuge.

Les trois composantes de base du cercle vertueux sont le mouvement, l’accélération et l’exploitation permettant une progression du niveau de tension constante par paliers successifs.
Le processus global répond à une logique en quatre phases successives. Le mouvement sert de socle à des accélérations dont l’exploitation permet au mouvement d’acquérir une intensité supérieure.

LES EFFETS MECANIQUES

Le cercle vertueux est, dans son déroulement, générateur de deux effets mécaniques qu’il semble important de caractériser.
Le premier effet mécanique est une baisse de la tension relative.
L’accélération est un événement inattendu, rapide et intense et ne peut, en tant que telle, qu’être ponctuelle (Nous verrons dans les exemples d’application pratique que l’accélération permanente est intenable dans un processus stratégique). La fin de l’accélération aboutit inexorablement à une baisse rapide de la tension créée. L’exemple le plus caractéristique est la prise de bénéfices dans le cadre des fortes progressions boursières. Cette baisse technique n’est pas l’expression d’un mouvement de fond mais plutôt un soubresaut naturel de respiration.
Ce second effet est généré, quant à lui, par l’exploitation de l’événement, dont l’objectif est de conserver une partie de l’augmentation de tension précédemment créée.
Cet effet se caractérise par l’augmentation du niveau de tension. L’exploitation est nécessaire pour éviter un retour au rythme initial qui supprimerait tout intérêt à l’accélération. L’exploitation génère naturellement une modification du rythme initial et tends à contrer l’effet de repli pour faire augmenter le niveau de tension.
La conjugaison de ces deux effets mécaniques permet au cercle vertueux de se développer dans une progression par paliers successifs.

LA PERFECTION DU CERCLE VERTUEUX

La logique du cercle vertueux du Mouvement et de la Vitesse est dans une progression constante du niveau de tension par paliers successifs.
Selon ce principe, la montée en puissance n’est efficiente, et, généralement même, tout simplement possible que si l’accélération permet de faire monter le niveau de tension.
Une accélération non exploitée est une accélération perdue qui ne permet pas l’augmentation du niveau de tension et par conséquent la montée en puissance du mouvement.
Le mouvement entretient une tension permettant des accélérations sur la base d’une ligne clairement établie sur le long terme.
Chaque accélération est un franchissement d’étape permettant au mouvement de monter en intensité

L’OBLIGATION D’UNE LIGNE STRATEGIQUE

Le cercle vertueux n’est pas envisageable sans une ligne stratégique. Le mouvement doit être entretenu, les accélérations dirigées dans le sens du mouvement et les retours au mouvement maîtrisés afin de faire monter la tension. Le seul lien permettant à cet ensemble de rester cohérent est la ligne stratégique. La stratégie définit la ligne directrice et le but à atteindre. Dans un processus de cercle vertueux la ligne stratégique est caractérisée par la direction du mouvement de fond. Les accélérations sont les compléments tactiques qui, par l’amplification du mouvement, permettent d’atteindre l’objectif fixé.

LE PRINCIPE INCOMPLET

  • L’inutile accélération sans exploitation (3)
    Dans le domaine de la stratégie militaire, un exemple ancien semble parfaitement illustrer cette défaillance. Lors de la seconde guerre punique, Hannibal crée un mouvement de tension à destination de l’Empire romain en remontant l’Espagne, puis en se dirigeant vers l’Italie. Ce mouvement de montée en puissance de la tension est jalonné de batailles marquantes qui sont autant d’accélérations tactiques. Chaque accélération donne au mouvement plus de puissance, en écornant à chaque fois plus l’image de l’Empire, en débauchant ses alliés, en installant des places fortes … Pourtant à l’issue de la Bataille de Cannes - géniale et dramatique accélération au détriment de Rome - Hannibal arrête brusquement l’exploitation de sa vitesse en n’assiégeant pas la capitale de l’Empire. Il stoppe ainsi son cercle vertueux. Hannibal subira moins de deux ans plus tard une défaite sanglante en Afrique du nord qui marquera la disparition de l’hégémonie militaire punique.
  • Le piège de l’accélération permanente
    Dans le domaine politique, l’exemple le plus marquant de la dernière décennie est assurément le concept nouveau d’hyper-présidence mis en place par Nicolas Sarkozy et ses équipes communicantes. Après Jacques Chirac qui, selon ses opposants, durant toute sa carrière politique « donnait le tournis » à l’ensemble du monde politique, Nicolas Sarkozy en raison de son hyperactivité naturelle a souhaité aller encore plus loin, plus vite, et plus fort. Le concept de l’Hyper-Présidenti (4) était né. Une présence permanente sur tous les fronts jusqu’à devenir une sorte de cyborg (mi-homme mi-robot, sans connotation péjorative) du Story Telling (5). A chaque jour une histoire et à chaque histoire, la présence centrale et étouffante du Président en exercice. Malheureusement, l’Hyper-Présidence omet les temps de repos qui sont nécessaires à la « respiration » populaire. L’accélération permanente lisse les messages, supprime le relief, fait descendre le Chef de l’ État dans l’arène et épuise les citoyens.
  • L’absence de ligne stratégique
    L’absence totale de ligne stratégique est la grande caractéristique de la politique française. L’action politique a voulu avec l’avènement de la société de la communication, se démarquer de l’ancestral principe de gestion de la rareté. Pour éviter des crises qu’ils génèrent, les dirigeants politiques ne fixent plus aucun cap à leur action et se jettent donc sciemment dans un tourbillon infernal de communication avec pour seuls garde-fous des « éléments de langages » de circonstances. En l’absence de ligne stratégique, ils se prennent les pieds dans le tapis et leurs actions, comme leurs déclarations, deviennent rapidement contradictoires.

LES APPLICATION VERTUEUSES DU PRINCIPE

  • La ligne stratégique affirmée
    Lors de l’élection présidentielle de 1981 en France, la ligne stratégique de François Mitterand est celle de son brillant slogan « La force tranquille ». Car ce slogan est en réalité bien plus qu’un slogan d’affiche électorale. Beaucoup de facteurs ont été mis en évidence pour expliquer ce succès électoral. L’effondrement du parti communiste, les divisions à droite ou la personnalité du Président sortant. Pourtant comme le disait François Mitterand lui-même, la vraie cause de cette victoire est la volonté de changement du peuple français. Le slogan « La force tranquille » ne s’est pas limité à communiquer un message, il a été incarné par un candidat qui a maintenu un flou sur son programme économique et renvoyé sa « tranquillité » à un adversaire qui s’obstinait à vouloir le décrédibiliser alors qu’il se déshumanisait lui-même par ses trop grandes précisions d’énarque triomphant.
  • L’innovation au service du cercle vertueux économique
    La société américaine Apple incarne l’application du cercle vertueux dans le monde économique. Son succès pourrait se résumer par le triptyque : Image, Innovation et Consolidation. Son image est depuis toujours celle du petit poucet créatif et innovant luttant contre les monstres déshumanisés du logiciel informatique tirée par un véritable culte voué à son fondateur Steve Jobs. La réalité est tout autre puisque Apple est devenue la plus grosse usine à cash du monde informatique. Ses capacités d’innovation, associées à un marketing toujours à la pointe, sont réelles. Apple lance des modes, des concepts, et révolutionne tout ce qu’elle touche (iMac, iPod, iTunes, iPhone, iPad …). Chaque innovation est une accélération grandiose. Apple innove aussi sur ses techniques de consolidation en inventant des systèmes de commercialisation donnant une inertie à chaque accélération (comme le binôme iPod/iTunes). Pourtant, le cercle vertueux nécessite une attention permanente. Le décès de Steve Jobs en 2011 marque peut-être un tournant de la firme de Copertino. Le fondateur d’Apple était assurément un élément majeur dans le triptyque de succès de la société. Face à des concurrents qui progressent rapidement, une qualité qui décline, un essoufflement des utilisateurs en raison du prix trop élevé des produits et une innovation qui s’essouffle, le cercle vertueux de la marque à la pomme pourrait voir sa course stoppée et son cercle vertueux brisé.
  • Les accélérations amplificatrices du mouvement
    Ce sont malheureusement les organisations terroristes qui appliquent le mieux le processus de cercle vertueux. Dans l’exemple d’Al Quaeda, le mouvement de fond est fixé sur la ligne stratégique claire qu’est la restauration du Califat. Chaque « coup d’éclat » d’Al Quaeda est une accélération, la plus sanglante ayant été celle des Tours Jumelles. A chacune de ses accélération, le mouvement de fond prend de l’ampleur. La capacité à recruter s’accroît, les soutiens logistiques financiers et géographiques se démultiplient, des « filiales » s’ouvrent. Sur ces bases, des disciples-sympathisants plus ou moins autonomes conquièrent des territoires, accumulent des ressources financières, et capturent des moyens de production (6). Mais dans tous les domaines, le cercle vertueux est une mécanique fragile. Parfois les filiales ou les disciples les plus dynamiques profitent d’un ralentissement du rythme de la « maison-mère » pour s’approprier le leadership, comme c’est le cas de Daech vis-à-vis d’Al Quaeda.

NOTES :

  • (1) Sun Tzu, général chinois du VIe siècle av. J.-C. (544–496 av. J.-C.). Il est surtout célèbre en tant qu’auteur de l’ouvrage de stratégie militaire le plus ancien connu : L’Art de la guerre. L’idée principale de son œuvre est que l’objectif de la guerre est de contraindre l’ennemi à abandonner la lutte, y compris sans combat, grâce à la ruse, l’espionnage et une grande mobilité : il s’agit donc de s’adapter à la stratégie de l’adversaire pour s’assurer la victoire à moindre coût. Source wikipedia
  • (2) Miyamoto Musashi (1584 – 1645) est l’une des figures emblématiques du Japon, maître bushi, philosophe et le plus fameux escrimeur de l’histoire du pays.Il est l’auteur d’un ouvrage de stratégie, le Gorin no sho, écrit à l’âge de 60 ans, traduit en français par Livre des cinq anneaux ou Traité des cinq roues.
  • (3) Dans le domaine politique, les élections européennes de 2009 avaient marquées l’explosion inattendue du parti EELV (Anciennement Les Verts), bénéficiant en grande partie du principe de crucifixion. Atteignant presque 16,3%, le parti EELV - à quelques dixièmes du Parti Socialiste - tenait une accélération sans précédent pour l’avenir politique de l’écologie. Il faut noter le bond réalisé depuis les précédentes élections européennes de 2004 où Les Verts n’avaient atteins que 7,41%/. Cependant en l’absence d’exploitation de cette accélération notable, après une lente descente à 12,2% lors des éléctions régionales de 2010, EELV se fracasse lourdement aux élections cantonales de 2011 pour plafonner à 8,22%. L’absence d’exploitation et un mouvement de fond en cercle vicieux en raison de l’incapacité du parti à générer un projet commun, ont détruit en quelques scrutins tous les effets bénéfiques de l’accélération de 2009. Plus près de nous, dans le domaine de la stratégie géo-politique, les opérations menées par les Etats-Unis en Afghanistan, en Irak ne sont que des accélérations sans mouvement. Des coups non-exploités. L’armée américaine ne sait pas entrer dans un schéma vertueux. L’accélération brutale ne cède jamais sa place à un mouvement de fond et, en ce qu’elle devient permanente, elle s’épuise, s’enlise et piège durablement ses auteurs.
  • (4) Le terme d’Hyper-Président est un néologisme journalistique créé durant la premier partie du mandat de Nicolas Sarkozy. Il est caractérisé par une hyperactivité du Président en exercice, la prise en charge de tous les dossiers à la fois, une action basée sur l’immédiateté et l’omniprésence dans les média.
  • (5) Le Story Telling est une méthode de communication basée sur une structure narrative et la création d’histoires à forte charge émotionnelle . Très décriée en politique, elle est dénoncée comme un moyen de détourner l’attention et comme une dérive anti-démocratique.
  • (6) Seules les opérations spéciales peuvent réussir à contrer le processus d’expansion des organisations terroristes mondialisées. Les pseudo-guerres antiterroristes menées par les Etats-Unis ont été des catastrophes mondiales. En rejetant l’évolution nécessaire de ses concepts stratégiques d’intervention, les Etats-Unis ont répandu le terrorisme dans le monde entier, lui permettant de mobiliser, de s’armer, de s’entraîner, de s’organiser. La seule réponse susceptible de contrer l’expansion mondiale du terrorisme est l’utilisation des Forces Spéciales afin de briser, dans l’ombre, le mouvement de base de l’ennemi en lui rendant impossible la stabilisation d’une ligne stable. Il n’est, par ailleurs, pas possible de déstabiliser des mouvements terroristes constituées de fanatiques par une contre-communication prenant à témoin l’opinion publique. Il est en revanche possible de mener des opérations spéciales afin de briser le mouvement.

 

 
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